Salon du Travail 2016, je rencontre plusieurs personnes qui souhaitent se reconvertir après un licenciement et devenir leur propre patron: entreprendre ! Mais avec quelle idée ?

La créativité, ça se travaille, ou plutôt, ça se libère ! Différentes méthodes vous permettront de mettre sur papier, en notes, sur tableau, quelques idées. L’une des toutes premières méthodes est d’apprendre de ses erreurs ! Ou plutôt ici: « apprendre des erreurs des autres ». Voilà quelques attitudes (rencontrées sur le salon) à ne surtout pas reproduire !

Profil n°1: celui qui pense qu’on va forcément lui voler son idée

« Non, non je t’assure, j’ai une idée, mais je ne veux pas t’en parler, je ne veux pas me la faire voler. »

Je ne connais pas un entrepreneur (débutant ou confirmé) qui ne vous conseillerait pas de PARLER ! Parler de son idée à son entourage, famille, amis, collègues… La peur de cet homme est légitime, on réfléchit, on fait grandir et une idée et on prend le risque de la donner à quelqu’un d’autre. « L’entrepreneur supporte tous les risques » définissait Schumpeter, alors le premier risque serait de partager cette idée. La partager pour la faire grandir, la réorienter, la confronter aux premiers utilisateurs potentiels… Bref, une nécessité ! Confiez-vous sans limite sur vos projets.

Profil n°2: celle qui veut se lancer sans faire de la veille

-« Je veux faire du taxi mais sur la Seine, c’est plus sympa pour les touristes !

-Oui mais ça existe déjà, en fait… »

Ne surtout pas faire mûrir une idée qui pourrait déjà avoir vu le jour ! Une belle désillusion alors qu’il suffisait de vérifier sur Internet… Pour vérifier ou tout simplement s’inspirer: faites de la veille ! Sur Maddyness, Presse Citron, 1001 startups, Les Echos… Ou d’autres sources d’informations que vous aimez, proches de vos centres d’intérêt: la voile, le tricot, la lecture… Le but est d’être en alerte sur ce qui existe déjà, sur ce qui pourrait bientôt arrivé et sur l’évolution d’un secteur.

Profil n°3: celui qui a tout simplement peur de se lancer…

« Comment je sais si mon idée est la bonne ? »

Aucune idée n’est bonne ou mauvaise, tant qu’elle n’est pas testée. Il arrive souvent que par un manque d’études supérieures ou d’expériences dans un domaine, le manque de confiance en soi prenne le pas sur l’envie d’entreprendre. On veut LA bonne idée, alors que les plus belles réussites connues ont souvent échoué 2, 3 voire 4 fois avant de réussir (Elon Musk ça vous dit quelque chose ?). La réussite d’une idée dépend de trop de paramètres pour s’assurer qu’elle soit bonne ou mauvaise avant même sa réalisation. S’il y a une idée, c’est le moment de se lancer ! A condition qu’elle soit suffisamment forte pour vous faire vibrer, sa réussite ne dépend que de vous !

C’est le moment de « brainstormer » !