Je vous laisse découvrir dans ce TED de 2011, Claire Blondel, entrepreneure et maman, qui nous expose les 4 raisons de la peur de l’échec en France. 4 leçons tirées en observant ses propres filles d’abord scolarisées en Asie avant de découvrir l’école française.

La peur de l’échec est une caractéristique bien française qui freine le développement de l’entrepreneuriat à l’ère de l’innovation qu’est la nôtre.

Ce témoignage nous permet de mieux comprendre ce qui rapproche l’entrepreneuriat et l’éducation. Après 8 ans en Asie et notamment à Hong-Kong (réputée pour avoir les meilleures institutions éducatives au monde selon les classements PISA), la famille rentre en France et les petites entrent à l’école.

Le temps passe et Claire Blondel remarque un changement d’humeur chez ses filles : tristesse, fatigue. En effet, les filles ont fini par perdre leur enthousiasme à l’école où il était devenu INTERDIT DE SE TROMPER !

Eh oui, nous avons tous connu ces points régressifs, ce rouge qui souligne nos erreurs et ces commentaires pour nous faire remarquer uniquement ce qui ne va pas pour ne plus jamais le reproduire, éviter l’erreur, ne pas se tromper.

De ce manque de liberté à échouer, Claire Blondel nous présente ces 4 conséquences :

1/ L’intolérance

Parce qu’on doit suivre des codes établis, cela peut créer des barrières à comprendre ce qui est différent, ce qui nous est étranger et à l’accepter. Comme s’il n’y avait qu’une seule bonne façon de marcher ! Si l’on agit différemment, cela apparaît comme anormal, ce qui provoque…

2/ Une mauvaise estime de soi

Mais le remède existe : attirer davantage l’attention de l’enfant sur ses réussites et ses forces. Lui faire prendre conscience de ce dont il est capable et ce dont il est responsable.

3/ Manque d’autonomie face à l’erreur

Car à l’école, on manque d’autonomie face à l’erreur. On apprend davantage qu’on ne pratique, l’évaluation est bien trop tardive et surtout elle est paralysante car faite depuis un œil extérieur : le professeur !

Ici, Claire Blondel revient sur sa propre expérience en tant qu’ingénieur qualité dans le milieu industriel pour nous présenter comment responsabiliser les enfants pour qu’ils soient capables de détecter les erreurs seuls (et être fiers de faire comme les grands) au lieu d’attendre l’avis de l’adulte auquel il doit constamment faire plaisir.

4/ Manque de persévérance

Les enfants, en cherchant leurs propres erreurs, apprennent alors la persévérance. « Comment résoudre ce problème de maths quand je vois que mon résultat obtenu n’est pas le résultat attendu ? »… « Comment apprendre par cœur cette poésie ? »… « Comment organiser mes devoirs pour les finir avant d’aller au football ? »… Peu importe le domaine, mathématiques, mémorisation, planification, les enfants doivent savoir qu’il n’y a pas de problème, mais que des solutions.

Pour Claire Blondel, la persévérance a été décisive dans sa propre création d’entreprise, son projet de création d’école qui a tout d’abord été un échec. Un échec dont elle tire des conclusions pour comprendre ces erreurs.

 

L’Education Nationale ne changera pas d’ici demain, la peur de l’échec restera un combat pour voir grandir des enfants autonomes et curieux qui deviendront des adultes volontaires et créatifs. Sans même penser à un avenir entrepreneurial, chaque enfant doit être capable d’entreprendre sa propre vie, avoir confiance en ses capacités qu’il sait reconnaître parce qu’ils ne se focalisent pas sur ses erreurs. Des erreurs qu’il faut savoir reconnaître et éviter mais qu’on évite grâce à l’éducation positive, en donnant envie de découvrir avant de dresser des barrières.