Startup (n.f) :

C’est quoi encore ce mot anglais ? Traduction : jeune pousse. Pas bien évident à comprendre. Pourtant, le plus important n’est pas la définition en elle-même mais bien ce que le mot représente, symbolise. Liberté, esprit d’équipe, innovation, partir de rien pour conquérir le monde. Un esprit à lui seul qui a accompagné des géants qui ont rendu sexy les « geeks » (eh oui ! un développeur ça vaut de l’or aujourd’hui). Des noms en majorité américains : Jobs, Bezos, Page et Brin, Gates, Zuckerberg… et la liste s’allonge. Car dans le numérique, un marché colossal s’est développé, des opportunités à n’en plus finir, des opportunités qui pèsent des millions voire des milliards.

Avant de rencontrer mon petit ami en école de commerce, le mot « startup » ne voulait pas dire grand-chose pour moi, juste une expression à la mode. Un mot qui n’est pas réservé aux hommes, qui n’est pas non plus réservé aux nouvelles technologies et qui n’appartient pas aux Américains. Mais en anglais, c’est toujours plus « hype » non ? Alors parlons startup.

Lui, n’avait que ce mot à la bouche. Moi, je trouvais le concept très séduisant mais de là à me lancer dans l’aventure, juste accompagner. Cadette de la famille (#Belle), travailler pour un grand groupe, en sécurité avec des revenus confortables, c’était l’objectif depuis… l’école primaire. Il n’y a pas d’âge pour être ambitieux ! Bien sûr, c’était davantage l’objectif de mes parents que le mien, moi je voulais être professeure, journaliste ou écrivain. Des ambitions que j’ai prises pour des rêves de petite fille pas très raisonnables qui pourtant continuent à me poursuivre. Mais trop tard ! Bac en poche, mon parcours s’orienta vers le commerce.

« Non, je ne ferai jamais du commerce ! » je disais à mon père lorsque j’étais au collège, refusant volontairement le stage de 3ème  pour montrer ma détermination à ne pas travailler dans un bureau, tout en haut d’une tour, gardée par un dragon… En quelques années : stages en France, à l’étranger, concours étudiant d’économie, tutrice de jeunes en situation de handicap… Je remplissais mon CV en parallèle de mes études pour être prête à affronter les grands méchants recruteurs et les autres princes et princesses qui se disputeraient ma place dans le palais doré. Patiemment, je faisais mes bagages pour viser les sommets (du palais).

Alors, lorsqu’il a fallu trouver un stage de 6 mois, les startups n’étaient même pas envisageables. Payé au minimum, faible reconnaissance de la part des grandes entreprises, peu voire pas de formation, aucune étiquette « grande compagnie » à faire valoir par la suite. J’enchaînais les candidatures… sans réponse. Mais lorsque je tombais sur l’annonce de Déclic et des Trucs, j’ai immédiatement conclu que les étoiles en avaient décidé autrement pour moi. « Sara, tu travailleras en startup ! »

Tant pis pour l’étiquette grande entreprise, ils m’auraient étouffé avec leur culture et leur code. Manque de liberté dans la prise de décision, aucune responsabilité je l’ai déjà tellement vécu lors de mes stages précédents. Pas besoin de gros salaires ni de 35 heures quand on fait ce qu’on aime. Et ce que j’aimais c’était agir, agir au sein d’une équipe jeune, soudée, pour une cause qui me tient à cœur, « l’éducation » ! Ce simple mot a totalement changé ma façon d’appréhender le travail en startup. Pourquoi ? Parce qu’on doit y travailler par passion et non pas par besoin. Agir en startup, c’est une question de vie ou de mort dans l’entreprise, une mission à remplir. La petite princesse se transformait en chevalier…

Retrouvez très vite la suite de mes aventures en tant que bras droit chez Déclic et des Trucs et en tant que bras gauche pour mon petit ami dans les prochains épisodes!